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HAMLET

DOSSIER PRESSE

du 9 mars au 22 avril 2018
HAMLET
de WILLIAM SHAKESPEARE


Traduction et adaptation de Xavier Lemaire et Camilla Barnes
Mise en scène Xavier LEMAIRE

 


Avec :
Grégori BAQUET Hamlet
Christophe CHARRIER Horace
Pia CHAVANIS Ophélie
Julie DELAURENTI Gertrude, Reine de Danemark
Olivier DENIZET Guildenstern, le 2e paysan, Osric
Laurent MUZY Barnard, le 1er comédien, un garde
Didier NIVERD Polonius, le prêtre
Manuel OLINGER Claudius, Roi de Danemark
Stéphane RONCHEWSKI Rosencrantz, le 1er paysan
Ludovic THIEVON Marcel, le 2e comédien, un garde, un messager
Philipp WEISSERT Laërte, Francisco, la comédienne


Décors : Caroline MEXME – Costumes : Virginie H – Lumières : Didier BRUN
Musique : Frédéric JAILLARD – Maître d’armes : François ROSTAIN – Graphisme : Véronique FIGUIÈRE
Coordination artistique et administration : Fabienne RIESER


Une production de la Compagnie Les Larrons, Atelier Théâtre Actuel et le Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison
En coréalisation avec le Théâtre 14


Représentations :
mardi, vendredi et samedi à 20h30 – mercredi et jeudi à 19h, matinée samedi à 16h
Relâche dimanche et lundi
Prix des places : 25 € ; tarifs réduits : 18 € ;
lycéens, - 26 ans, chômeurs : 11 € sauf samedi 16h : 16 €


Renseignements et réservations : au théâtre ou par téléphone au 01 45 45 49 77
du lundi au samedi de 14 h à 18 h - www.theatre14.fr
 

 

Hamlet
Le roi du Danemark est mort…Deux mois ont passé et sa femme Gertrude se remarie avec Claudius, son propre
beau-frère !
Le jeune Prince Hamlet, fils de Gertrude et du feu roi, et neveu de Claudius, vit très mal cette situation…
Or, au dehors des remparts du château d’Elseneur, apparaît, les nuits de pleine lune, un spectre !
Y aurait-il quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark ?
Des mots, des mots, des mots…
Etre ou ne pas être, là sera la question.
Un théâtre vif argent pour cette pièce mythique qui touche le coeur du doute, là où les croyances anciennes
vacillent, où le monde se repense comme une solitude alors qu’il est multiple et pas forcément ordonné par
une seule foi !
Une version fluide, charnelle et émotionnelle qui fera battre le coeur de chacun.
Note d’intention
Hamlet, c’est pour tout homme de théâtre l’équivalent d’un texte sacré. C’est la pièce des pièces. En effet,
cette pièce parle de chacun de nous, humains. C’est une pièce sur le doute, c’est une pièce sur le sens de la vie,
c’est une pièce sur la famille, c’est une pièce sur la religion, c’est une pièce sur le pouvoir et ses enjeux, bref,
c’est une pièce où chaque être humain y retrouve une parcelle de son intimité et de son positionnement dans
la société.
C’est également un texte référent dans sa dramaturgie. Cette pièce va du rire aux larmes, va du profane au
sacré, elle est devenue la référence de la dramaturgie de nombreuses pièces, livres, films, et séries dans le
monde. Shakespeare réussit ce tour de force de nous tenir en haleine durant cinq actes sur un personnage qui
n’agit pas et qui doute. Et, durant cinq actes, il alterne les grandes scènes dramatiques avec de grandes scènes
de comédie, il alterne une écriture populaire avec des grandes envolées poétiques dans un suspens sans faille !
C’est enfin une pièce d’acteurs. Il n’y a pas de petits rôles, chaque rôle, si intime soit-il, offre une partition
extraordinaire pour l’acteur qui le joue. Jouer dans Hamlet c’est participer à un concerto, où chaque
instrument de l’orchestre aura, à un moment donné, une partition de soliste ! De plus, ces partitions vont du
rôle le plus dramatique au rôle le plus truculent, permettant une grande palette de jeu. Pour un homme de
troupe, c’est l’occasion unique de réunir sur scène de nombreux talents intergénérationnels.
La compagnie Les larrons a toujours défendu un Théâtre d’incarnation, tourné vers l’art du jeu, l’humain et le
partage. Hamlet est la pièce que je devais aborder avec les Larrons.
Avant de parler de la vision de Hamlet, je préfère parler de ce que ce texte m’inspire et me renvoie. Je ne veux
pas installer la pièce dans une époque déterminée. En a-t-elle, d’ailleurs ? Le débat est profond. Oui, il y a un
royaume, oui, ce royaume est dans un pays froid aux coutumes rustres et païennes. Oui, Hamlet est un érudit
qui ne se plaît pas dans ce pays dont pourtant il est le prince. Il y a eu la mort d’un roi et d’un père, et cette
mort laisse planer un doute, doute aggravé par le mariage soudain de Gertrude et Claudius, respectivement
femme et frère de ce roi mort, mais aussi mère et oncle d’Hamlet ! Partant de là, je veux garder la verticalité de
la pièce qui nous fait naviguer de la Terre au Ciel et du Ciel à l’Enfer. Je veux également comprendre la quête de
pureté de ce jeune homme, qui va l’entraîner, lui et ses proches, jusqu’à la mort. Je voudrais enfin éclairer
cette histoire en lui donnant une grande fluidité dans l’action et un certain lyrisme dans l’expression.
Concrètement, j’aimerais que la scénographie nous transporte d’un lieu à un autre sans pour autant se réfugier
dans le figuratif d’un château, d’une chambre ou d’un cimetière. Une réflexion sur l’épure et le symbole.
La pièce nous évoque un mouvement permanent. Il sera symbolisé par deux escaliers mobiles qui, suivant leur
placement et leur éclairage, suggéreront les différents lieux que traversent les personnages. Les lumières
travailleront beaucoup sur l’ombre et le reflet, faisant ressortir l’ambiance mystique de la pièce et l’ambiance
des châteaux. La musique soutiendra l’action, et, par son accentuation moderne et épique, révèlera les
moments forts la pièce. Enfin, les costumes nous entraîneront dans l’univers d’un royaume imaginaire
rappelant nombre de séries et de BD « d’Heroic fantasy ». Avec les acteurs, je travaillerai autant dans le
lyrisme et le sacré que dans la comédie et le grotesque, Shakespeare nous offrant des duos merveilleux (duos
qui ont été de nombreuses sources d’inspiration de films anglo-saxons).
Au Théâtre, il y a l’histoire que l’on raconte et celle qui se joue. Pour faire exister un texte il faut en ressortir
l’intensité silencieuse et gratter la part obscure des personnages en travaillant le lien charnel qu’ils ont entre
eux. Pour moi, Laërte et Hamlet ont une histoire d’amour secrète qui justifie la violence de leur rapport,
Gertrude et Claudius sont amants depuis longtemps et leur passion peut enfin vivre au grand jour, Polonius est
un tyran domestique avide de reconnaissance et de pouvoir, Ophélie n’a jamais rencontré l’amour avant
Hamlet et est une jeune fille bien élevée et très obéissante qui va être jetée en pâture sur l’hôtel de la
vengeance…
Dans la direction d’acteur je veux ramener cette histoire mythique à une quotidienneté qui nous la rendra
familière parce que l’émotion est universelle. La jalousie, l’envie, la sexualité sont au coeur de l’histoire
d’Hamlet.
La pièce de Shakespeare dans son intégralité dure 5 heures… Cette intégralité nous parle-t-elle encore
aujourd’hui ? Je ne le crois pas. J’ai choisi une vision condensée sur le personnage d’Hamlet d’où la nécessité
d’une nouvelle version ! Cette nouvelle version, avec Camilla Barnes nous l’avons voulu dynamique, moderne,
accessible sans occulter pour autant la force du verbe et du lyrisme cher au dramaturge anglais.
J’aimerais que ce spectacle sensibilise autant le néophyte que l’érudit dans une proposition pleine d’actions,
d’incarnations, et d’émotions.
Enfin il n’y a pas d’Hamlet sans un grand acteur et ce sera Grégori Baquet. Avec Grégori, nous avons un long
compagnonnage qui a commencé avec L’Echange de Paul Claudel. Il a la jeunesse immortelle d’Hamlet. Il est
tout autant lumineux qu’il possède en lui la force obscure de ceux qui n’appartiendront jamais à quelqu’un et
qui devront éternellement vivre avec leurs douleurs intimes. Ce personnage est en lui sans être lui, et, par son
immense talent d’acteur, il ne pourra que le sublimer. La version de ce Hamlet sera aussi la version de Grégori
Baquet.
Xavier Lemaire Traduction, adaptation, mise en scène
Au départ est le comédien, une trentaine de rôles grâce à des metteurs en scène comme Jean-Charles Lenoir,
Luis Jaime Cortez, Betty Berr, Jacka Maré Spino, Nicolas Bataille, Isabelle Andréani…
L’envie de construire son univers, d’être plus en harmonie entre ses choix et son idéal, la volonté de découvrir
des textes, de raconter des histoires, de débattre au coeur de l’humain et de la société le poussent à la mise en
scène.
25 créations d’auteurs contemporains, 4 pièces d’auteurs classiques, 5 opéras, 4 spectacles déambulatoires...
L’esprit d’équipe, la volonté de participer à des aventures communes, le guident au coeur des Larrons dont il
est le directeur depuis 20 ans, ce qui ne l’empêchera pas, durant 9 ans, de rejoindre et de participer activement
à la troupe du célèbre Théâtre de la Huchette pour lequel il fera 3 mises en scène et jouera dans 4 créations ; il
sera également un des Pompiers de la fameuse La Cantatrice chauve.
En 2005, Xavier Lemaire quitte la troupe de la Huchette, et repart avec ses Larrons sur les chemins de traverse
du spectacle vivant. Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux est le premier spectacle de ce renouveau ; un
vif succès au théâtre Mouffetard en janvier – février 2008 et une belle tournée qui finira à l’Institut Français de
Marrakech et qui, par un concours de circonstances favorables, sera repris en 2012 encore au Mouffetard, puis
au Théâtre de La Luna à Avignon pour le festival OFF 2012 et tourne encore à ce jour.
En 2009, il monte L’Alpenage de Knobst de Jean-Loup Horwitz au Théâtre 14 qui reçoit aussi une belle ovation
et part en tournée en France et en Suisse.
En 2011 il monte L’Echange de Paul Claudel au Théâtre Mouffetard qui tournera jusqu’en janvier 2016.
En juillet 2013, il monte Qui es-tu Fritz Haber ? de Claude Cohen pour lequel il a obtient le prix Coup de Coeur
du Off 2013 et le Prix de La révélation masculine du Festival 2013.
En 2014, après 3 années de co-écriture, il met en scène Les Coquelicots des tranchées spectacle qui recevra à
Avignon le prix du Public Off 2014 et le Molière du Théâtre Public 2015.
Xavier Lemaire est lauréat du Prix CHARLES OULMONT 2004 sous l’égide de La Fondation de France pour sa
mise en scène de La Soupe aux orties et Premier Prix des rencontres Sacha Guitry 2010 de la ville de Cap d’Ail
pour son interprétation dans Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, spectacle mis en scène par Isabelle
Andréani et produit par les Larrons (déjà plus de 470 représentations).
Xavier Lemaire a également une forte expérience de créations théâtrales insolites :
- Avec la création pour le Conseil Général des Hauts-de-Seine entre 2004 et 2009 de spectacles musicaux
réunissant souvent une centaine de collégiens.
- La mise en scène pour le Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison d’un diner géant sur la scène du Théâtre
avec une cinquantaine d’acteurs
- La mise en scène d’un parcours théâtral dans la ville de Rueil Malmaison sur « Joséphine et Bonaparte »
regroupant 17 sites, allant du centre de la ville au château de la Malmaison, avec la participation d’une
cinquantaine d’acteurs et de figurants ainsi que des calèches et des chevaux.
- Enfin, durant l’été 2010, la mise en scène pour la ville de Troyes d’une déambulation nocturne dans la ville,
autour de l’oeuvre de Chrétien de Troyes, réunissant 11 acteurs sur des scènes mobiles et qui a rassemblé en
16 représentations plus de 26000 spectateurs… En 2011, il reproduira l’opération sur le personnage de Bernard
de Clairvaux.
Camilla Barnes Traduction et adaptation
Elle poursuit des études de Beaux-Arts à Oxford et de mode à Londres, puis en 1992 quitte l’Angleterre pour la
France et le théâtre. Depuis, elle travaille dans la production et l’administration de tournée, la mise en scène, la
création de costumes et de décors, la traduction et le sous-titrage.
« Les traductions sont des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le
contraire de ce qu’on leur a ordonné.» Mme de Sévigné
« Je ne suis pas du tout d’accord avec Mme de Sévigné. Mettre en scène une pièce, c’est déjà adapter,
transposer -ou trahir- la version originale de l’oeuvre. Toute pièce de théâtre n’est que canevas qui attend la
main agile de la brodeuse. Cette main, c’est celle du metteur en scène, du traducteur, de l’adaptateur.
Quand Xavier Lemaire m’a demandé de travailler sur une adaptation de Hamlet, ses envies étaient très claires :
extraire une pièce moderne de 2 heures des 4000 lignes de l’anglais, publié en 1603. Une pièce compréhensible
- mais aussi séduisante, excitante – pour tous les spectateurs. En repartant de l’anglais, brutal et charnel autant
que poétique, armés de nos sécateurs, nous avons taillé dedans avant de remettre le texte en français : dans
un français pour tous, clair et dynamique, avec toujours comme priorité que le texte existe pour être joué et
écouté ».
Fabienne Rieser Coordinatrice artistique et administrative
Entre Beaux-Arts et école de commerce, Fabienne Rieser suit un cursus linguistique en Grande-Bretagne et
découvre le burlesque alors qu’elle travaille à l’Aldwych theater de Londres. Un véritable choc théâtral avec
Rowan Atkinson ! De retour en France, elle monte une compagnie avec l’acteur clown Fatus. Ensemble, ils
créent et produisent plusieurs solos burlesques et participent entre autre à la première partie d’Howard Buten
à l’Olympia et à la revue du Crazy horse. Leur dernière création Clownpower voit le jour en résidence à
l’académie Fratellini, et est présentée au Café de la Danse et au théâtre Européen à Paris. Electron libre,
Fabienne travaille également dans l’audiovisuel et le cinéma. Explosant les frontières, elle est
successivement documentaliste, journaliste, rédactrice en chef et productrice déléguée sur des documentaires
et des magazines de divertissement. Au cinéma, elle contribue au film d’Andrzej Zulawski La Fidélité,
collabore à l’écriture sur La Disparue de Deauville de et réalisée par Sophie Marceau et est consultée sur
le scénario de Roland Edzard La Fin du silence.
Durant quatre ans, elle intervient également à l’école de cinéma 3IS où elle dispense un enseignement sur
la dramaturgie et accompagne les élèves de dernière année dans l’écriture de leurs films de fin d’études. Ces
dernières années, elle développe une activité de diffusion de spectacles vivants. Elle a notamment organisé la
tournée de « Née sous Giscard » de Camille Chamoux, d’« Amok » d’Alexis Moncorgé, « Parlons d’autre chose »
de Léonore Confino et Catherine Schaub, «Modèle vivant » de Stéphanie Mathieu, etc.. C’est à l’occasion de
cette dernière collaboration, qu’elle rencontre Xavier Lemaire avec lequel un esprit complice artistique et de
production se développe.
Les comédiens
Grégori Baquet - Hamlet
Après 30 années à tourner, jouer, chanter, danser, mettre en scène, réaliser…
(À la TV dans Extrême Limite, Une femme d’honneur, Alice Nevers, dans des comédies musicales comme Les
Années twist , Roméo & Juliette , Hair , mais aussi au théâtre où il travaille avec Jérome Savary, Alain Sachs,
Agnès Boury, Anne Bourgeois, Xavier Jaillard, Eric Bouvron, Pierre-Loup Rajot, Michel Fagadau, Xavier Lemaire,
il tourne aussi au cinéma avec Arnaud Desplechin, Jeanne Labrunne, Jean-Loup Hubert, Yvan Calberac, Francis
Veber…).
… Les choses sérieuses commencent. Auréolé d’un « Molière de la révélation masculine » en 2014, Grégori
fonde la « compagnie VIVE » avec Victoire Berger-Perrin.
On ne voyait que le bonheur en est le premier projet.
Être Hamlet, ou pas...
C’est amusant, car depuis que je commence à dire autour de moi que je vais jouer Hamlet, j’assiste à deux
types de réactions. Ceux qui me sourient, avec un petit air perplexe en me disant « Hé bin, Hamlet, Pfff, quand
même, c’est pas rien. » Et ceux qui me demandent quel rôle je vais jouer dans ce spectacle. C’est assez cocasse
de répondre à ces derniers « bah, Hamlet » et de voir leur air gêné de ceux qui n’y croient pas mais qui ne
veulent surtout pas me blesser et qui te répondent du tac-au-tac : « Je rigole.. ».
Jouer Hamlet, c’est vrai que ça n’est pas rien. Autant j’avais longuement hésité à interpréter Louis
Laine lorsque Xavier Lemaire m’avait proposé L’Echange de Paul Claudel, autant là, je ne sais pas,
l’inconscience de la maturité, cette envie de toujours aller chercher des difficultés, le fait que cela soit
justement Xavier qui me le propose, je n’ai même pas réfléchi une seule seconde. Je savais au fond de moi que
ce personnage devait croiser ma route un jour ou l’autre.
Il y a deux spectacles qui ont bouleversé ma vie de jeune adolescent Le Soulier de satin de (toujours) Claudel,
dans la mise en scène d’Antoine Vitez que j’ai vu 2 fois en intégral dans la cour d’honneur du Palais des Papes à
Avignon, et Hamlet dans la mise en scène de Patrice Chéreau, au théâtre des Amandiers de Nanterre. Gérard
Desarthe y campait un prince du Danemark absolument époustouflant de fulgurances et de poésie. La mise en
scène du maitre était d’une inventivité extraordinaire et je me souviens m’être dit à chacune des 9
représentations auxquelles j’avais assisté à l’époque, « un jour, je jouerai Hamlet ».
Depuis toujours, il rôde autour de moi. Il revient par des biais incongrus, des amis qui m’en parlent, des livres
qu’on m’offre traitant de lui ...
Hamlet et moi sommes comme deux frères depuis longtemps. J’ai de nombreux points communs avec lui. Peutêtre
est-ce pour ces mêmes traits de caractère que je suis apprécié tout autant que méconnu, dans mon
métier. Tout comme lui j’aime la pureté des âmes, la droiture, la fidélité. Les injustices et les bassesses
humaines m’écoeurent et me rendent dingue. Étant un contemplatif, je suis souvent pris d’une profonde
mélancolie, qui peut se changer en dépression lorsque je suis le témoin d’une chose qui me révolte. Je ne
cherche pas à feindre. J’essaie d’être le plus entier possible. J’aime la vie, l’amour et les gens. Hamlet est un
concentré de tout cela. La seule différence qui nous oppose, et non des moindres, est son désir de vengeance.
Là, je ne suis pas du tout comme lui. Je suis pour l’acceptation, l’apprentissage des leçons de vie, et le pardon.
Des autres et de soi-même. Voilà pourquoi ce personnage va être un merveilleux terrain de jeu. Tout comme
cette pièce, magistrale, le sera pour mes camarades comédiens.
Depuis plusieurs années déjà, Xavier me parle de ce projet. Nous en débattons. Nous échangeons. Nous
confrontons nos idées. Il me fait lire les nombreuses traductions et adaptations qu’il a pu trouver, je lui parle
des nombreuses versions cinématographiques ou théâtrales que j’ai pu voir et revoir. Un formidable meltingpot
se met en place. Le terreau merveilleux pour laisser pousser un grand projet. Car tout autant que de me
confronter à ce personnage si monumental, c’est aussi, la vie de troupe, l’aventure humaine que propose à
chaque création Xavier Lemaire et sa compagnie « les Larrons » qui m’excite terriblement.
Être ou ne pas être, Hamlet ? Bien sûr que oui, je veux l’être. Avec toute ma fougue, mon engagement. Malgré
ses méandres sinueux, ses impasses, ses doutes et la complexité de ses sentiments, je veux m’abandonner à
lui. Pour cela j’ai besoin d’un metteur en scène en qui je puisse faire entièrement confiance. Avec qui je peux
me laisser totalement aller, me laisser succomber pour ne faire plus qu’un avec le personnage. Je l’ai désormais
à mes côtés.
Il y a peu, il m’a dit : « Greg, je ne veux pas que tu joues le gars qui joue le fou, je ne veux même pas que tu
joues le fou, il faut que tu sois, fou. ».
Cher Xavier, je mets tout ce que je sais faire et ce que je suis, entre tes mains. Fais en bon usage.
Grégori Baquet
Christophe Charrier – Horace
Comédien d’abord, formé aux Ateliers du Sudden Théâtre, dirigé par Raymond Acquaviva, Christophe Charrier
est également compositeur, chanteur, professeur de musique et de sport, armurier et chorégraphe d’armes. Il
rejoint la compagnie des Comédiens sans frais, dirigée par R. Acquaviva où il joue une dizaine de pièces
différentes de Feydeau à Shakespeare, ainsi que celle du Star Théâtre, dirigée par Isabelle Starkier.
Dernièrement, il joue dans Foutue Guerre mis en scène par Chloé Froget, en tournée actuellement. En
parallèle, il signe la musique de plus d’une soixantaine de spectacles comme A qui sait attendre de Bruno
Druart, Ascenceur pour l’escabeau de Sébastien Thierry, m.e.s. Pascale Marianni. Il travaille également au côté
de Frank Berthier dans Les Apparents de Nadine Alari, Le Peuple de la nuit, d’Aïda Azgarzadeh, ainsi que pour
le duo comique Garnier & Sentou. Il rejoint, pour la tournée nationale, le casting de la comédie musicale
Footloose produit par ATA. Il collabore avec Xavier Lemaire en tant qu’armurier/comédien sur Napoléon et
Joséphine et Les Coquelicots des tranchées, Molière du Théâtre Public 2015).
Pia Chavanis - Ophélie
Pia Chavanis intègre en 2014 les Ateliers du Sudden Théâtre sous la direction de Raymond Acquaviva. Elle joue
dans les comédies musicales Frankenstein Junior, Grease, et Sister Act, mises en scène par Christophe Charrier
et Angeline Henneguelle, au Théâtre des Béliers Parisiens. En 2015, elle est la chargée de diffusion et coassistante
à la mise en scène de Philippine Martinot et Jérémie Chanas, pour la pièce Pour Alice. La même
année, elle joue dans L'Hôtel du Libre Echange, de Georges Feydeau, dans une mise en scène de Raymond
Acquaviva au Théâtre André Malraux. En 2016 et 2017, elle joue dans Pauline Cariou de Blandine Bonelli, dans
Légère en Août de Denise Bonal, mis en scène par Justine Haye, et dans La Voix des Femmes de Jodie Ruth,
mise en scène par Philippine Bataille.
Julie Delaurenti - Gertrude (La Reine)
Après 3 ans au Conservatoire de Bordeaux, Julie se forme au Living Theater de New York et au Bilingual Acting.
Elle a joué dans Les Trois Soeurs de Tchékhov, mis en scène par Julie Brochen, La Ronde de Schnitzler, par Jean-
Claude Durand au CDN de Bordeaux, Suite 2, Suite 3 de Minyana, par Frederic Villemur et Etienne Pommeray,
Top Dogs de Urs Widmer, par Pilar Antony, The Big Funk et In My Other Life, de John Patrick Shanley (en
anglais) qu’elle a mis en scène et, dernièrement, dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, mis
en scène par Manuel Olinger, avec Francis Lalanne. Elle chante dans des comédies musicales telles que Sang
Blues à La Nouvelle-Orléans où elle partage la scène avec Claude Nougaro, Les Amants d’un jour, mis en scène
par Jean-Louis Grinda autour des succès de Piaf, Eva Peron, la Flamboyante, lors du Festival de Lacoste produit
par Pierre Cardin, mis en scène par Jean-François Vinciguerra avec Eve Ruggieri, Norah Amsellem et Philippe
Do. Fin 2014, elle écrit et met en scène une comédie musicale en anglais Dog Cat Story, joué à l’Alhambra fin
2014. Enfin elle réalise en juin 2015 le clip Woman du groupe Bristol mené par Marc Collin. En 2017, elle a coécrit
et co-réalise Bureau de campagne, une mini-série autour de la politique avec Eric Delcourt et travaille au
développement de sa série La Rebelle avec Thierry Neuvic.
Olivier Denizet - Guildenstern, le 2e paysan, Osric
Formé au chant, à la danse, à la commedia dell’arte et à la méthode de jeu Meisner par Scott Williams à New
York, Olivier Denizet a une prédilection pour les comédies musicales : La Petite boutique des horreurs, Pour toi
Baby (de Gershwin), La Belle et la Bête, Spamalot, The Rocky horror show. Il fait des passages réguliers
comme chanteur sur France 2, et joue entre autres avec Claude Régy, Jean-Claude Dreyfus, Michael Lonsdale,
PEF. Il était Roméo dans Roméo hait Juliette de Gilles Ramade et Merlin dans Merlin, programmé au théâtre
des Bouffes Parisiens, puis du Gymnase et des Variétés. Il fait le tour du monde en duo avec Christophe
Glockner dans un spectacle au langage universel, Mondial Cabaret. Il a joué dans Le Jardin d’Amilcar et La
Soupe aux orties mis en scène par Xavier Lemaire.
Laurent Muzy – Barnard, le 1er comédien, un garde, le prêtre
Originaire de Montpellier, Laurent Muzy a été formé à l’Outil Théâtre sous la direction de Marc Nicolas. A Paris,
il faut l’Ecole Blanche Salant et intègre le Conservatoire du 7e avec Daniel Berlioux et Nadia Vadori. Il a
également suivi des stages avec Jacques Lassalle sur l’oeuvre de Marivaux, Andreas Voutsinas et Luis Jaime-
Cortez sur le clown et la commedia dell’arte. Il vient de jouer dans Fabula de Daniela Fischerova d’après Le
Joueur de flûte de Hamelin, mis en scène par Fabienne Cormerais de la compagnie l’Etoile et la Charrue. Au
Théâtre Ciné 13, il joue dans Déracinez-nous de Cyrielle Docquincourt et de Laura De-Boischevalier mis en
scène de Raphael Mostais. IL travaille sous la direction de Catherine Hubeau dans Mangeront-ils ? de Victor
Hugo. Il interprète le Professeur dans La Leçon de Eugène Ionesco mise en scène par Gaëtan Peto au théâtre
du Guichet Montparnasse. Il crée avec ce dernier A une enjambée de la lune, spectacle musical pour lequel il
compose et interprète la musique.
Didier Niverd - Polonius
Issu d’une famille de musiciens et d’acteurs, Didier Niverd fait ses classes à l’Ecole Charles Dullin (TNP) et au
cours Jacques Lecoq, G. Le Breton et Andreas Voutsinas. Au théatre, on a pu le voir récemment dans Les
Coquelicots des tranchées, mise en scène de Xavier Lemaire (Molière du Théâtre Public 2015), Les
Prométhéens, écrit et mis en scène par Mathieu Hornuss (2016), Novembre Alger, de B. Molkhou, mis en scène
par M. Pistolesi (2016-2017). Il a notamment travaillé sous la direction de Jean-Marie Villégier, Michel Dubois,
Xavier Lemaire, André Reybaz, Raymond Paquet, François Frapier, Joël Dragutin, Stéphan Meldegg, Gérard
Vergès, E. Kroy, Yves Pignot, M. Pistolesi….. et joué Molière, Jarry, Marivaux, Hugo, Racine, Dostoievsky,
Musset, Labiche, Corneille, Caldéron, Goldoni, Beaumarchais, Feydeau, Shakespeare, Corman, Tchekhov,
Beckett, Guitry, Brecht......
Manuel Olinger - Claudius (Le Roi)
Formé tout d’abord au théâtre classique par le comédien Pierre Bianco puis à l’école Myriade à Lyon, dirigée
par Georges Montillier, Manuel Olinger continue sa formation en Classe Libre du cours Florent. En tant que
comédien, de nombreux metteurs en scène comme Didier Long, François Bourcier, Lucas Franceschi, ou Fabio
Marra lui ont offert l’opportunité de jouer de multiples rôles avec comme partenaires des comédiens tels que
Bernard Giraudeau, Isabelle Gélinas, Francis Lalanne, Jérémie Rénier, Jean-Paul Bordes,… Ces dernières années,
il a joué en tournée dans Petits crimes conjugaux d’Éric-Emmanuel Schmitt. En 2015, il joue dans Les
Coquelicots des tranchées mis en scène par Xavier Lemaire (Molière du Théâtre Public 2015). Parallèlement, il
se produit au cinéma, à la télévision, et met en scène au théâtre Ruy Blas de Victor Hugo, L’Annonce faite à
Marie de Paul Claudel, Les Femmes savantes de Molière et, récemment, Un tramway nommé Désir de
T.Williams avec Francis Lalanne.
Stéphane Ronchewski - Rosencrantz, le premier paysan
Après une formation au Studio 34, Stéphane Ronchewski interprète Hoffmann, Molière, Labiche et Mirbeau. Il
écrit aussi ses propres spectacles, comme dernièrement Une correspondance imaginaire entre Haendel et
Matthesson. En 2014 et 2015, il a joué le rôle d'Oronte dans Le Misanthrope mis en scène de Michèle André au
théâtre de La Cigale à Paris ainsi qu'au festival d'Avignon (Théâtre Actuel). En 2016, il joue le rôle de Stiva dans
Anna Karénina au Théâtre 14, mise en scène par Cerise Guy. En 2013, Stéphane Ronchewski a publié son
premier roman : Pour Invalides changer à Opéra aux Éditions de La Martinière.
Ludovic Thievon – Marcel, le 2e comédien, un garde, un messager
Formé au Conservatoire d’Art Dramatique du 11e à Paris, puis lors de différents stages (Ecole Jacques Lecoq,
Studio Pygmalion, clown, mime, chant…), Ludovic fait partie du collectif « Le Bouillon ».
Au théâtre, on le retrouve notamment dans Les Justes et Dédale et Icare (mise en scène par Pauline
Caupenne), Le Roi nu (mes Alexandre Blazy – Festival d’Avignon Off 2014), et On va pas jouer Médée (mes
Sophie Bricaire – Le Centquatre).
Récemment, il a été à l’affiche de Je vous souhaite d’être follement aimé(e//s) (mes Sophie Bricaire – Festivals
Mises en capsules) et Fregment(s) (Théâtre de Belleville), de 2h14 (mes Marie-Line Vergnaux – Mention
spéciale du Prix Théâtre 13 en 2016), et enfin de A (mes Eurydice El-Etr – Théâtre des Béliers Avignon Off
2017).
Comédien pluridisciplinaire, actif depuis 15 ans sur la scène d’improvisation professionnelle (Casino, Theatral
Suspects, ShowTime, au Point-Virgule, au Trévise, à Bobino, à l’Olympia…), auteur et interprète de chroniques
radiophoniques, Ludovic a écrit et interprète par ailleurs un seul-en-scène, (Dé)Générations, qui mêle théâtre
et improvisation.
Au cinéma, il a tenu le rôle principal d’une douzaine de courts et longs métrages, dont plusieurs sont
récompensés à l’international dont Moustique (Réal. Gaël André et Robin Berthier), qui multiplie les sélections
et prix en festivals dans le monde.
Philipp Weissert – Laërte, Francisco, la comédienne
Comédien, il se forme à l’Ecole Claude Mathieu en 1995. Il rencontre Xavier Lemaire à l'occasion de Les
Coquelicots des tranchées (Molière du Théâtre Public 2015). Il travaille avec Jérôme Imard et Eudes Labrusse
au sein de la compagnie le Théâtre du Mantois Le Collier de perles du gouverneur Li-Qing, Madame, Elias
Leister a disparu, Jeanne Barré la voyageuse invisible, L'Intervention, avec Fabian Chappuis dans Marie
Stuart, au Théâtre du Masque d’Or, avec René Albold dans Cyrano de Bergerac, Ruy Blas, Berlin ton danseur
est la mort, Musée Haut - Musée Bas, Le Conte d’hiver et Fabrice Pierre dans Yvonne, princesse de
Bourgogne, Le Jour se lève Léopold, Le Procès de Jeanne d’Arc, avec Damien Bricoteaux Il était une fois…,
Didier Bailly, dans La Guinguette a rouvert ses volets, 3 nominations aux Molières 2005 et le prix Spédidam de
la meilleure comédie musicale, et Francis Sourbié dans Manon Lescaut, Rodogune, George Dandin.
L’équipe artistique
Caroline Mexme – Décors
Caroline Mexme entame sa formation de scénographe à L’ENSATT en 1989 puis intègre par la suite la section
scénographie de l’ESAD du TNS dont elle sort diplômée en 1992. Elle mène depuis lors une carrière de
scénographe. Elle a travaillé avec de nombreux metteurs en scène parmi lesquels : Jean-Philippe Daguerre,
Caroline Darnay, Hervé Petit, Violaine Arsac, Victoire Berger-Perrin, Cécile Garcia-Fogel, Rachel Salik, Philippe
Macaigne, Christian Rist, Brigitte Foray, Pierre Santini, Jean-Luc Moreau, Pierre Laville, Veronique Barreault,
Nicolas Bataille, Jacques Legré, Jean-Marie Villegier, Olivier Werner, Geneviève Rosset. Sa collaboration avec
Xavier Lemaire débute en 2000 avec L’Imposture comique de Pascal Bancou et va se prolonger sur 14 autres
créations, notamment avec Les Coquelicots des tranchées (Molière du Théâtre Public 2015). Elle mène
également des actions de formation et d’initiation à la scénographie théâtrale en direction du jeune public.
Virginie H – Costumes
Diplômée du GRETA des Arts Appliqués, elle a réalisé et conçu, depuis juin 2001, de nombreuses créations de
costumes, notamment pour La Ronde, mise en scène par Marion Bierry, L’Echange de Paul Claudel, et Les
Coquelicots des tranchées, mis en scène par Xavier Lemaire (Molière du Théâtre Public 2015), Les Femmes
Savantes, Dom Juan de Molière et L’Ingénu de Voltaire mis en scène par Arnaud Denis, Le Cid, et Adieu
Monsieur Haffman, écrit et mis en scène par Jean-Philippe Daguerre. Dernièrement elle a créé et réalisé les
costumes du spectacle Le Dernier baiser de Mozart, mis en scène par Raphaëlle Cambray et de Columbo,
meurtre sous prescription, de William Link et Richard Levinson, mis en scène par Didier Caron.
Didier Brun - Lumières
Il signe les lumières de Xavier Lemaire depuis L’Echange de P. Claudel, de Carole Thibaut depuis Ici, aujourd’hui
jusqu’à Les Petites empêchées, les lumières pour les dernières créations d’opéra de Laurent Serrano, de Didier
Long, de Panchika Velez, pour la Compagnie de mime international Bodecker/Neander (Berlin), Il a réalisé les
lumières de Têtes rondes, têtes pointues monté par P. Awat, il a également réalisé différents éclairages pour le
festival "le Printemps des comédiens" à Montpellier. Pour la danse, il collabore avec C. Carlson autour
d’improvisation lors du festival « June Event » à la Cartoucherie ; il réalise les éclairages du projet de D.
Hervieux en collaboration avec l’Orchestre National de Lyon, de la Cie Labkine pour le CND, de la Cie 6°
dimension, du « solo » d’Eva Vandest, de Albatros de V. Vailecillo, de L'Impermanence de D. Caron, signe les
lumières des spectacles Panam et Cyprès de la Compagnie de danse hip-hop Choream. En musique, Il a
collaboré à certaines créations de R. Auzé et de P. Caratini, et réalise les lumières de Roberto Alagna pour la
création d'un DVD en partenariat avec Mezzo.
Frédéric Jaillard -Musique
Partagé entre la direction musicale d'albums pour des artistes comme Thomas Dutronc ou Carmen Maria Vega
et la création sonore pour l'image et la scène, Frédéric Jaillard a collaboré plusieurs fois avec Xavier Lemaire,
notamment sur Les Coquelicots des tranchées (Molière du Théâtre Public 2015). Très porté sur les textures et
les musiques acoustiques, il aime créer des atmosphères organiques qui épousent au plus près la couleur et la
dimension des spectacles auxquels il participe. Sa formation de comédien lui permet une meilleure
compréhension du plateau et de donner un rôle juste à la musique, sur scène comme en salle.
François Rostain – Maître d’armes
François Rostain se forme en tant que comédien à l’Ecole Charles Dullin et enchaîne rapidement divers rôles au
théâtre, où il travaille notamment auprès de Roger Mollien, Petrika Ionesco, Jean-Marie Lecoq… Il a écrit et
monte également par la suite ses propres créations, telles que Moi, D’Artagnan dans mon ultime répétition
(70 représentations). Il interprète également de nombreux rôles pour la télévision et le cinéma, dont le
personnage d’Edgar Degas dans Degas réalisé par Nelson Castro, et le même personnage sous la direction de
Woody Allen dans Midnight in Paris ainsi que le rôle du réalisateur dans Un été brûlant de Philippe Garrel.
L’escrime l’accompagnant depuis l’adolescence, elle le conduit à se former également en tant que maître
d’armes et chorégraphe de combats dès 1074. En tant que tel, il est dès lors sollicité par de nombreuses
compagnies de théâtre, dont la Comédie-Française qui l’invite régulièrement depuis 1986, ainsi que le
Conservatoire National d’Art Dramatique où il enseigne depuis 1987.
Parmi ses nombreuses chorégraphies de combat, notons Le Grand Salut et le Maping au Grand Palais de Paris
pour le Centenaire de la Fédération Internationale d’Escrime, nombre de productions de Cyrano de Bergerac
dont celle mise en scène par Jacques Weber, celle de Denis Podalydès et celle de Georges Lavaudant, ainsi que
le duel final des Liaisons dangereuses dans la mise en scène de John Malkovich au Théâtre de l’Atelier, les
combats de Dom Juan mis en scène par Jacques Lassalle et ceux de plusieurs productions de Shakespeare
montées par Philippe Adrien et Stuart Seide notamment.
Ses dernières créations en tant que chorégraphe de combats incluent le duel d’Edmond, dans la mise en scène
de Alexis Michalik au Théâtre du Palais-Royal, les combats du film The Royal Rascal intégré dans la mise en
scène de Robert Carsen de Singin’ in the Rain, ainsi que les « bastons » de Carmen la Cubana, tous deux au
Théâtre du Châtelet, ou encore le duel final des Liaisons dangereuses dans la mise en scène de Anne-Marie
Philipe au Théâtre du Chêne Noir à Avignon.
Il intervient également régulièrement pour l’opéra et le théâtre musical, en France (Carmen à l’Opéra Comique
et Don Giovanni à l’Opéra de Lyon, Kiss Me Kate et Carousel au Théâtre du Châtelet) comme à l’étranger
(Cyrano de Bergerac de Franco Alfano, présenté à Madrid et San Francisco).
La compagnie Les Larrons
La compagnie Les Larrons a été créée en 1992 sous l’impulsion de Xavier Lemaire, avec pour objectif de faire un
théâtre centré sur l’acteur, un acteur revivifié, un acteur qui donne son sens au texte et à la mise en scène, un
acteur qui provoque l’émotion. Nous voulons raconter des histoires et susciter l’émerveillement, qui ajoute la
chaleur du coeur au réveil de l’esprit, avec pour support des textes ayant un encrage sur l’humain. Nous
n’avons peur ni de l’éclectisme, ni du profane, ni du sacré, et nous cherchons à allier divertissement et culture
permettant au spectateur de ressortir enthousiaste et enrichi. Il doit se déplacer par désir.
Depuis 1995, Les Larrons ont produit 24 spectacles et réalisé plus de 4000 représentations à Paris, en France et
à l’étranger :
• Le Baiser de la Veuve, de Israël HOROVITZ
• Le Jardin d'Amilcar, de Bernadette HEUBERT
• Le Monte-Plats, de Harold PINTER
• L'Épreuve, de MARIVAUX
• Altenheim, de François CHODAT
• L’Imposture comique, de Pascal BANCOU
• Caserio Anarchiste, de Roger DEFOSSEZ
• De Toi à Moi, de Pierre LONDICHE
• La Soupe aux orties, de Roger DEFOSSEZ
• Adam, Eve et descendance, de Pascal BANCOU
• Asie Afrique, de William Timothée ROUX
• Le Jeu de l’amour et du hasard, de MARIVAUX
• Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, de Alfred de MUSSET / Isabelle ANDREANI
• L’Alpenage de Knobst, de Jean-Loup HORWITZ
• Troyes, la ville qui crée le roman, de Pascal BANCOU (« Ville en lumières 2010 »)
• Le Dernier venu, de Roger DEFOSSEZ
• L’Echange, de Paul CLAUDEL
• Troyes, Bernard de Clairvaux et l’Europe, de Pascal BANCOU (Déambulation nocturne sur 5 sites pour
la ville de Troyes)
• Qui es-tu Fritz Haber ?, de Claude COHEN
• Variation pour 3 mises en scène, de Xavier LEMAIRE
• Les Coquelicots des tranchées, de George Marie JOLIDON et Xavier LEMAIRE
• Mme Marguerite, de Roberto ALTAIR
• Zigzag, de Xavier LEMAIRE
• Modèle Vivant, de Stéphanie MATHIEU
Pour ces diverses créations, nous avons reçu le soutien de : l’ADAMI, la DRAC (Ile-de-France), La Mairie de Paris, la
Fondation Beaumarchais, l’ANPE du Spectacle, la Fondation La Poste, France Inter… Pour sa mise en scène de La
Soupe aux Orties, Xavier LEMAIRE a reçu le prix Charles Oulmont 2004 sous l’égide de la Fondation de France. Qui
es tu Fritz Haber ? a obtenu le Prix Coup de Coeur de la presse OFF2013 et Les Coquelicots des tranchées le prix
du Public OFF 2014 et le Molière du Théâtre Public 2015.
Soucieux de transmettre l’art dramatique à tous, la compagnie Les Larrons a ouvert depuis 2003 un atelier de
formation pour tous au centre André Malraux du 6ème arr. de Paris. Elle travaille également avec le TAM de Rueil-
Malmaison en organisant quatre classes de Théâtre : enfants, adolescents, jeunes confirmés, adultes amateurs.
Elle a effectué parallèlement un travail de formation en milieu scolaire avec l’ADAC 92 durant les années
1999/2000 et 2001-2002, mais aussi avec le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, qui a abouti aux créations
d’un oratorio, de deux opéras, d’une comédie musicale et d’une revue musicale. Enfin, durant l’exploitation de
nos spectacles, nous intervenons fréquemment en milieu scolaire pour des opérations de sensibilisation et
d’initiation à l’art dramatique.

 

Attachée de presse : Marie-Hélène Brian
01.42.81.35.23 - 06.81.87.70.81 – mhbrian@orange.fr

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