Logo_mairie_paris

L'ECOLE DES FEMMES

Dossier de presse

Le Théâtre du Passeur présente

du 10 novembre au 31 décembre 2015

 

L’ÉCOLE DES FEMMES

                                                                                      de Molière

Mise en scène : Armand Eloi

Collaboration artistique : Bertrand Lacy

Scénographie : Emmanuelle Sage

Costumes : Paul Andriamanana/Rasoamiaramanana

Maquillages et coiffure : Majan Pochard

Lumières : Rodolphe Hazo

Musique : Héloïse Eloi-Hammer

Avec

Pierre SANTINI, Arnolphe

Anne-Clotilde Rampon, Agnès

Jimmy Marais, Horace

Cyrille Artaux, Chrysalde

Arlette Allain, Georgette

Michel Melki, Alain et Enrique

Bertrand Lacy, Le Notaire et Oronte

 

Avec le soutien de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, du Département de Gironde, de l’OARA et la participation artistique de l’ENSATT

En coréalisation avec le Théâtre 14

 

Note de mise en scène

 

Mon souhait est de traiter cette ÉCOLE DES FEMMES avec subtilité et de la faire résonner avec notre temps. Il ne s’agit pas pour moi d’une simple farce sur le mariage et l’infidélité, mais d’un vibrant plaidoyer pour la liberté des femmes, et pour l’égalité des sexes. Je souhaite donner une lecture des personnages qui ne s’arrête pas aux apparences, en montrant par exemple tout l’amour qu’Arnolphe ressent pour Agnès, son trouble en sa présence, cette faiblesse qui le perdra et qui le sauve à mes yeux :

« Jusqu’où la passion peut-elle faire aller !


Enfin à mon amour rien ne peut s’égaler :


Quelle preuve veux-tu que je t’en donne, ingrate ?

Me veux-tu voir pleurer ? Veux-tu que je me batte ?

Veux-tu que je m’arrache un côté de cheveux ?

Veux-tu que je me tue ? Oui, dis si tu le veux :

Je suis tout prêt, cruelle, à te prouver ma flamme.»

Et qui sait si Horace, si jeune, si beau, si amoureux, sera à la hauteur des promesses de sa jeunesse et ne révèlera pas, une fois éteints les feux de la passion, une sorte de Don Juan ou de Comte Almaviva ? Certaines de ses réparties ne sont pas dépourvues d’un brin de cynisme, voire de machisme :

« Pour moi, tous mes efforts, tous mes vœux les plus doux

Vont à m’en rendre maître en dépit du jaloux »

Enfin, je vois en Agnès bien plus qu’une oie blanche, et je voudrais que les adolescentes d’aujourd’hui se reconnaissent dans le piquant de ses réparties, dans la rouerie de ses stratagèmes, dans sa sensualité, dans sa liberté de cœur et d’esprit que n’arrêtent ni la claustration, ni les leçons de morale, ni la contrainte physique. C’est un personnage infiniment moderne qui se traite de sotte mais se révèle intelligente et déterminée, consciente de ses charmes, maîtresse de ses choix.

C’est encore Arnolphe qui la décrit le mieux :

« Ah ah ! si jeune encor, vous jouez de ces tours !

Votre simplicité, qui semble sans pareille,

Demande si l’on fait les enfants par l’oreille ;


Et vous savez donner des rendez-vous la nuit,

Et pour suivre un galant vous évader sans bruit !

Tudieu comme avec lui votre langue cajole !


Il faut qu’on vous ait mise à quelque bonne école.

Qui diantre tout d’un coup vous en a tant appris ? »

 

Au-delà de sa complexité et de son actualité, L’ÉCOLE DES FEMMES est une magnifique comédie avec des moments à hurler de rire, comme le quiproquo qui conduit Horace à se confier à son propre rival vert de rage, ou les apparitions farcesques du couple de domestiques. J’espère donner à voir et à savourer toutes les facettes de ce chef d’œuvre, appuyé par la présence dans le rôle d’Arnolphe d’un très grand Monsieur du théâtre et de l’écran : Pierre Santini.

 

Scénographie

L'espace scénographique de L'Ecole des Femmes est jardin

imaginaire et non daté

dans une ancienne vision ''courtoise'' du monde

….

''...La villa d'un riche bourgeois ou d'un seigneur doit en effet comporter plusieurs lieux, bien séparés par des haies pour prévoir une très grande variété de plantes et d'arbres. Ce verger est orné non de simples bancs de verdure, mais de treilles, de tonnelles, de pavillons de treillage, qui seront d'un usage très courant jusqu'à la fin du XVIe siècle.

Les plaisirs que l'on peut trouver dans ces jardins sont encore davantage mis en évidence dans les vergers royaux et des autres nobles puissants et riches seigneurs. Aux bois, réserves de chasse, aux étangs, aux volières, pour le gibier et pour les oiseaux chanteurs, s'ajoutent différents emplacements réservés aux divertissements seigneuriaux. Les architectures de bois se raffinent, elles deviennent des ''palais'' faits de branchages de cerisiers, pommiers ou coudriers, recouverts de vigne, ''feuillées'' qui annoncent les ''petites maisons'' ou ''folies'' françaises du XVIIIe siècle...

...le jardin d'agrément reste encore très intégré au jardin d'utilité mais de plus en plus évocateur et évoqué. En effet la littérature courtoise voit dans le jardin clos le lieu où peuvent s'épanouir les sentiments les plus rares à l'image des plantes qu'il enferme. Ce verger romanesque, son préau, ses fruits et ses fleurs aux noms à consonance orientale appelant des images voluptueuses, ses bancs de gazon où prennent  place les amants, sa fontaine,-souvent de Jouvence- servent de cadre à de nombreux fabliaux ou poèmes des XIIIe et XIVe....''

…...

Au premier plan sur le théâtre,

une gloriette en cuivre légèrement oxydée, fichée sur une terrasse ovale.

Ouverte, elle évoque le jardin clos et dessiné,

à l'abri des regards indiscrets dans la nature,

mais transparente au théâtre;

elle impose les parcours galants de l'intrigue,

les illusions romanesques et poétiques, rencontres ou rendez-vous.

Fermée, elle présente une porte et une fenêtre, analogue à une cage d'oiseau;

c'est la maison d'Arnolphe qui retient Agnès;

un trapèze sert de perchoir à la jeune fille, image d'Epinal de l'oiseau en cage,

accessoire ludique marquant sa jeunesse, fragile et ingénieuse à la fois.

La terrasse, en forme de goutte

suggère une circulation concentrique comme sur une île, une pièce d'eau ou une piste de jeu;

elle sera support d'ombres portées de la gloriette et des feuillages inventés par la lumière.

Au second plan, un large pan de grille sur un soubassement de briquettes rouges en trompe l'oeil;

il ferme le cadre de scène et crée une rue de cour à jardin;

on peut le franchir par la coulisse.

Il est frontière avec le reste du monde, plus urbain.

Au lointain,

Une grande tache verte abstraite et picturale s'étend sur le cyclorama en toile ou soie de chine ;

la verdure et le ciel ne font qu'un, comme au jardin, à la campagne, comme à la ville...

 

Emmanuelle Sage-Lenoir

Armand EloiMetteur en scène

Né en Belgique, Armand Eloi arrive à Paris après des études de lettres. Après un an au Cours Florent, il suit une formation de comédien à la rue Blanche (ENSATT). Il devient metteur en scène en 1993 avec la création
de La Chunga de Mario Vargas Llosa, à l’occasion de laquelle il crée sa compagnie Le Théâtre du Passeur, installée en Aquitaine. Tout en jouant sous la direction d’André Loncin (Y a-t-il des tigres au Congo ?), Stéphanie Chévara (Liliom) ou Panchika Velez (Estrella), il met notamment en scène Synge (Les Noces du Romano), Brisville (L’Antichambre), Ghelderode
(La Balade du grand macabre), Feydeau (Mais n’te promène donc pas toute nue !) ou Tim Rescala (Perroquin). Sa nouvelle mise en scène de La Chunga a été créée à Agen en novembre 2005 et reprise à Paris au Théâtre 13 en novembre et décembre 2006. Il a créé en 2008 à la Scène Nationale Bayonne – Sud-Aquitain L’atelier d’écriture de David Lodge dont il est également l’un des traducteurs, spectacle très remarqué au Off d’Avignon en 2009. En 2010, Armand Eloi crée Aristides de Béatrice Hammer, évoquant l’action du Juste Aristides de Sousa Mendes qui sauva près de 30000 personnes
à Bordeaux en juin 1940 en leur procurant des visas pour le Portugal. En 2012, il joue en tournée et au Théâtre de la Madeleine dans Collaboration de Ronald Harwood sous la direction de Georges Werler, puis crée en Avignon et en tournée Terre Sainte de Mohamed Kacimi.
Il apparaît également à la télévision (Nicolas Le Floch, Vauban ...) et au cinéma (L’Arnacoeur, Adèle Blanc-Sec...). En 2015 il interprète Les Iles Flottantes de Paul Emond dans une mise en scène de Georges Abbou et joue dans Naissance d’un chef d’oeuvre sous la direction de Stéphanie Chévara. Il tourne également dans Cessez-le-feu de Emmanuel Courcol, Les pieds dans le tapis de Nader Homayoun et Baron Noir de Ziad Doueiri.

 

L’équipe artistique

Pierre Santini Arnolphe

Élève de l’école Charles Dullin au sein du TNP de Jean Vilar, il est formé entre autre par Georges Wilson, Jean-Pierre Darras, Alain Cuny, Charles Charras et Jean Vilar lui-même, puis à l’école Jacques Lecoq et au cours Pierre Valde.

Il participe, dès les années 60, au développement du théâtre populaire et de la décentralisation et collabore, tant au théâtre public qu’au théâtre privé, avec de nombreux artistes, metteurs en scène et auteurs contemporains, notamment : Antoine Bourseiller, Jean Vilar, Roger Planchon, Armand Gatti, Gabriel Garran, Bertolt Brecht et Manfred Karge et Mathias Langhoff du Berliner Ensemble, Raymond Rouleau, Jérôme Savary, Maurice Jacquemont, Luca Ronconi, Peter Brook, Silvia Monfort, Claude Dauphin, Guy Rétoré, Pierre Meyrand, Arlette Téphany, Jean-Michel Ribes, Jean Marais, Eric Kahane, Giovanni Pampiglione, Gildas Bourdet, Daniel Benoin, Robert Hossein, Stefan Meldegg, Jean-Luc Revol, Michel Kacenelenbogen, Raymond Acquaviva, Luigi Lunari, Roberto Cavosi, Serge Ganzl, Victor Haim…

En 1975, il fonde avec neuf autres comédiens une SCOP, le Théâtre du Décaèdre, et monte Rashōmon d’après Akutagawa Ryunosuke au théâtre Romain Rolland de Villejuif.


De 1983 à 1991, il crée et dirige le TBM (Théâtre des Boucles de la Marne) à Champigny-sur-Marne, où il produira, mettra en scène ou interprètera une vingtaine de créations parmi lesquelles Le Chariot de terre cuite, la Camisole, Andromaque, Le Malade imaginaire, Gracchus Babeuf, Charles XII, et deux spectacles musicaux à partir des musiques de Kurt Weil, Hans Eisler et Paul Dessau : Brecht Opéra et J’aime Brecht.

En 1992, il fonde la Compagnie Pierre Santini avec laquelle il crée successivement Fausse adresse, Page 27, Capitaine Bringuier, Le Molière Imaginaire, l’Education de Rita, Come Di (Pierre Santini chante Paolo Conte en français)

En octobre 2003, la Ville de Paris lui confie la responsabilité du Théâtre Mouffetard qu’il dirige jusqu’au 30 juin 2012.

Certains personnages ont marqué particulièrement son parcours théâtral. Il est Cyrano de Bergerac à deux reprises, en 1984 sous la direction de Jérôme Savary, et en 1997, sous celle du metteur en scène italien Pino Micol, et Figaro du Mariage de Figaro, également à deux reprises sous la direction d’Arlette Téphany et Pierre Vielhescaze. Puis il tient le rôle-titre du Roi Lear en 1999 au Théâtre de Mézières, en Suisse.

Il interprète notamment : Titus Andronicus, Othello, Nicola Sacco, Alexandre de Médicis, Henry VIII, Ulysse de L’Odyssée pour une tasse de thé, le Malade Imaginaire, Auguste Rodin, le Dr Astrov d’Oncle Vania, Maître Puntila, l’empereur Hadrien de M. Yourcenar, Molière, Gaston Dominici, Aristote Onassis, Montserrat, Amphitryon, Thésée, Ovide, Gracchus Babeuf, Créon…

 

Parallèlement à son activité théâtrale, il participe dès 1960, en tant qu’acteur, au développement de la télévision, où il acquiert une bonne part de sa popularité auprès du grand public grâce à un certain nombre de téléfilms, feuilletons et séries dont les plus notables sont : Rocambole, Seule à Paris, L’Homme du Picardie, François Gaillard ou la vie des autres, Dimanche volé, Un juge un flic, La Vie de Mozart (Shikaneder), Les Cinq dernières minutes (Commissaire Massard), Antoine Bloyé, ou, récemment, Victor Schoelcher et L’Abolition de l’esclavage (Arago), Si Guitry m’était conté, La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux, La main passe de Georges Feydeau, La Séparation de l’Eglise et de l’Etat, la Maison Dombais, et, dernièrement, Clem et Le Juge est une femme pour TF1…

Au cinéma,  il tourne avec Claude Chabrol, Nadine Trintignant, Charles Matton, Claude Lelouch, Yves Boisset, Joyce Bunuel, Jacques Bral, Serge Leroy, Claude D’anna, Francis Leroi et Pierre Courrège (Un Homme d’Etat)…

Successivement Président du Centre Français du Théâtre, Représentant français et Vice-Président de l’Institut International du Théâtre (UNESCO), il préside l’ADAMI de 1999 à 2005 et les Molières en 2004 / 2005.

Il préside actuellement l’Association Cultures du Cœur, l’AMTA (Accueil pour la Mémoire et la Transmission des Arts) et depuis 2015 l’Union Des Artistes (UDA

 

Anne-Clotilde RamponAgnès

Anne-Clotilde Rampon a suivi des études théâtrales successivement au Conservatoire du 8ème arrondissement de Paris, au CRR
de Paris, et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dans les classes
de Gérard Desarthe, Laurent Natrella et Nada Strancar.

On l’a vue récemment au théâtre dans Tant d’espace entre nos baisers de Joël Dragutin dans une mise en scène de Sarah Capony, et dans La Discrète amoureuse de Lope de Vega dans une mise en scène de Justine Heynemann. Auparavant, elle avait été dirigée par Elizabeth Tamaris dans L’Atelier (Grumberg), Ce soir on improvise (Pirandello), Marat Sade (Peter Weiss), par Gérard Desarthe dans Oncle Vania/Ivanov (Tchekhov), C’était hier/Célébration (Pinter), par Nada Strancar dans La Boutique de pain/ Poèmes/ Chansons/ La Véritable vie de Jakob Geherda (Brecht) et par Laurent Natrella dans Les Cancans (Goldoni).

Anne-Clotilde Ramon a travaillé au cinéma (Peur de rien de Danièle Arbid, La Fille et le fleuve d’Aurélia Georges) et a participé à trois courts métrages (Le Retour, réal. A. Peilloux ; Cadavre exquis, réal. A. Brouillet ; Sur la touche, réal. Mélissa Malinbaum).

 

Jimmy MaraisHorace

Après une formation initiale au CRR d’Angers puis à l’AIDAS où il aborde la Commedia Del Arte, Jimmy Marais rentre à L’ENSATT où il travaille sous la direction de Philippe Delaigue, Guillaume Lévêque, Agnès Dewitte, Giampaolo Gotti pour le jeu, et de beaucoup d’autres intervenants.

En troisième année, il joue dans trois ateliers-spectacles : Nuits du chorégraphe Daniel Larrieu, Procession sous la direction
de Anne-Laure Liégeois, et enfin La Trilogie du revoir de Botho Strauss dans une mise en scène d’Alain Françon.

 

Cyrille Artaux – Chrysalde

Il débute à l’âge de 16 ans sur la scène de la Comédie-Française dans le rôle de Côme de Médicis dans Lorenzaccio mis en scène par Franco Zeffirelli. Elève de Jean-Louis Martin-Barbaz, il joue sous sa direction Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Jules César de Shakespeare, La Cagnotte de Labiche.

Au théâtre, il a travaillé sous le direction de : Jean Négroni, Nicolas Bataille, Pierre Mondy, Mario Franceschi , Jean-Claude Darnal, Alain Mottet, Pierre Meyrand, Pierre Vielhescaze, André Loncin, Raphaëlle Cambray... De 2008 à 2011, il interprète le rôle de Simon Saint-Clair dans L’Atelier d’écriture de David Lodge dans la mise en scène d’Armand Eloi.


A la télévision, Cyrille Artaux a tourné sous la direction de Jean-Pierre Marchand, Dennis Bery, Claude Barrois...

Arlette AllainGeorgette

Après des études de Lettres Modernes et une double formation universitaire et professionnelle à l’Institut d’Études Théâtrales et à L’école Charles Dullin, elle débute sa carrière professionnelle au Théâtre de Sartrouville et fonde sa première Compagnie Théâtrale, Trimasque, en région parisienne. Au sein de cette structure, elle met en scène et joue plusieurs spectacles dont
La Colonie de Marivaux, Les Dactylos de Murray Shisgal, La Maison de Bernarda de F. Garcia Lorca, L’Assemblée des femmes
d’Aristophane et adapte La Perle d’après Steinbeck et Candide d’après Voltaire. En 1986, elle s’installe dans la Loire et intègre la Comédie
de Saint-Etienne dirigée par Daniel Benoin avec qui elle aura un compagnonnage artistique de 15 ans (1986 – 2002). En tant que comédienne permanente elle y joue Molière, Musset, Brecht, Wedekind, Botho Stauss, Sarah Kane... sous les directions de metteurs en scène français et étrangers : Daniel Benoin, Manfred Bailartz, Jacques Echantillon, Gerzy Gregogervski, Hans Peter Cloos... Pour le cinquantenaire de La Comédie de Saint-Étienne, Anca Visdei lui écrit une pièce « sur mesure » La Médée de Saint-Médard. En tant que metteur en scène elle y réalise une dizaine de spectacles dont La Leçon de Ionesco, En attendant Godot de Beckett, Électre de Sophocle et de Giraudoux, Candide d’après Voltaire, La Danse de Mort de Strindberg.

En 2000, elle retourne à la création indépendante au sein de sa nouvelle compagnie, Visages, qui deviendra en 2004 Masques et Visages. Elle y crée Photo de classe de Anca Visdéi et une adaptation de Elle lui dirait dans l’île de Françoise Xenakis.

En 2001, elle crée une manifestation estivale « Les Nuits de la Batie d’Urfé » pour laquelle elle met en scène Le Mariage de Figaro. Cette manifestation lui vaudra le « Trophée Réussite » de La Loire dans la catégorie culture. En 2002, elle y présentera Ruy Blas et en 2003, Roméo et Juliette. De 2002 à 2005, la compagnie présente un cycle Corneille dont les 2 premiers volets sont Horace et Le Cid. A ce jour elle a réalisé et mis en scène plus de trente spectacles. En 2012 elle a mis en scène et interprété le rôle de « Madame » dans Les Bonnes de Jean Genet. En 2014, elle crée à L’Espace Charles Vanel L’Ile des esclaves de Marivaux. Spectacle repris en tournée en 2015.

Auteur adaptatrice, elle a écrit une pièce de théâtre « Les Indiennes » et adapté plusieurs romans.

Michel MelkiAlain et Enrique

Michel Melki a fait sa formation entres autres avec Andréas Voutsinas et a été reçu à l’Ecole du Théâtre National de Chaillot (direction Antoine Vitez) avec Stuart Seide.

 Il y a une quarantaine d’années, il a commencé à tourner pour le cinéma dans, entres autres, A nous les petites Anglaises et pour la télévision tout en étant en même temps acteur et metteur en scène de théâtre.

En 2002, Il fonde dans le Lot la compagnie «Il était trois fois, en Bouriane».

Au théâtre, il a joué, adapté et mis en scène George Dandin de Molière, Demandes en mariage d’après Tchekhov, On attend Molière et Coup de Feu de M.Costes et M.Melki, Labiche au clair de lune d’après E. Labiche, La Séduction pas l’amour d’après La Locandiera, de Goldoni, Dom Juan, Sganarelle…d’après Dom Juan de Molière. Il a joué dans plus d’une quarantaine de spectacles tant à Paris qu’en province dont La Dernière nuit de Dom Juan avec Emmanuel Dechartre au Théâtre 14 mise en scène  par J.-P. Tribout.

 Il travaille dans l’Eure avec Patrick Verschueren depuis 1989 tant dans des créations (Captain Cap, Don Quichotte, Hôtel des voyageurs, Hôtel du Progrès) et participe depuis le début au Printemps des Poètes. Il a joué dernièrement dans Le Joueur de Goldoni, et La Controverse de Valladolid  de Jean-Claude Carrière mise en scène par P. Lambert en Avignon, et a été Argante dans Les Fourberies de Scapin (m. en sc. Antoine Herbez) et le docteur dans Solness le construteur de Henrik Ibsen (m. en sc. J.-Ch. Blondel). En mai 2015, il était Ragueneau dans Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand, dans une adaptation et une mise en scène de Henri Lazarini (Théâtre 14).

Bertrand LacyLe Notaire et Oronte

Après une formation de musicien et de chanteur, Bertrand Lacy suit des cours de théâtre au Cours Périmony, puis entre à l’ENSATT (La Rue Blanche). Il commence sa carrière au théâtre en composant, en jouant et en interprétant les chansons des Fourberies de Scapin au Théâtre de l’Athénée (avec Francis Perrin dans le rôle principal). Puis il travaille comme comédien dans différentes troupes, notamment avec la Comédie-Française
(A Memphis il y a un homme d’une force prodigieuse de Jean Audureau), avec Michel Bouquet dans Le Malade imaginaire au Théâtre Hébertot et en tournée dans toute l’Europe. Il a été mis en scène par J.-P. Lucet, P. Boutron, R. Dupuis, Fr. Seigner, T. Loevendi, R. Clermont, H. Ronse, M. Le Royer, J.-Cl. Brialy, M. Favory.. Il chante aussi dans plusieurs comédies musicales dont La Fugue au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Le Bossu au Cirque d’hiver, Orphée aux enfers à Barcelone...

 A 25 ans il décroche le rôle principal à la télévision dans Le Serment réalisé par Roger Kahane, puis dans Le Prix de la terre de Michel Subiela, enfin dans la première saga d’été Le Vent des moissons  avec Annie Girardot et Jacques Dufilho. Depuis, il tourne régulièrement pour le cinéma ou la télévision.


Il a aussi écrit et mis en scène plusieurs spectacles comiques et musicaux pour le Café-théâtre, dont, récemment, Le Bal des Zingues puis Les Zingues au Théâtre des Blancs-Manteaux à Paris, avec la collaboration artistique de Pascal Légitimus.

Emmanuelle Sage-Lenoir Scénographe

Après des études de dessin aux Beaux-Arts de Paris, elle obtient en 1988 son diplôme de scénographie à l’ENSATT de Paris dite « Rue Blanche ».

A partir de 1988, elle crée en Aquitaine, Poitou-Charentes, Paris et région parisienne, plus de soixante décors et/ou costumes pour le théâtre ou la danse, avec, notamment, Patrick Collet, Maxime Bourotte, Jean Darie, Marie Rouvray, Patrick Henniquau, Jean-Jacques Faure, Gery Defraine, Céline Caussimon, Jean-Louis Levasseur, Michel Mourterot, Philippe Martin, Alain Sabater, Sylvain Friedman, Raphaëlle Moussafir, Marc Forest, Sylvie Pascal, Dominique Chevaucher, Jean-Christophe Houin, Jean-Christophe Marq, Cécile Bayle, Nathalie Marcoux...

Au Petit Théâtre dirigé par André Loncin et Anne-Marie Collin, elle développe en particulier des espaces de jeu à hauteur d’enfance, structures autoportantes intégrant scène et jeune public.

Depuis sa création en 1993, elle scénographie tous les spectacles du Théâtre du Passeur.

Rodolphe HazoCréateur lumières

Il étudie les techniques du spectacle (son, lumière, décor) au STAFF de Nantes ; stage au CFPTS de Bagnolet. Technicien lumière sur les festivals d’Aix, Carcassonne, Grande Halle de la Villette.
En 1986, régies lumière et son dans le domaine institutionnel : ADS, Master Light, Forum Assistance, CQFD Vidéo, Extension Vidéo.

Il revient à la création théâtrale et travaille pour Le Petit Théâtre, ainsi
que pour le Théâtre du Passeur, la Cie Françoise Pillet, la Cie Erzuli, la Cie Serge Tranvouez, la Cie Fa7 : régie générale, création lumière et son, régie lumière et son de tournée.

De 1990 à 1993 : régie générale du Festival international de la marionnette à Dives-sur-Mer.

De 1993 à 1998 : direction technique et régie générale du Festival de Pierrefonds, proposant théâtre, jazz et musique classique.

 

Le Théâtre du Passeur

Créé en 1993 en Aquitaine, le Théâtre du Passeur est une compagnie résolument tournée vers le théâtre de texte, dans la perspective d’un théâtre populaire où la narration et les personnages sont au centre de l’acte théâtral.

Treize spectacles ont été produits depuis 1993, dont douze mis en scène par Armand Eloi :

2013 : Terre Sainte de Mohamed Kacimi, création Chapelle du Verbe Incarné Avignon OFF, tournée nationale

2010/2011 : Aristides de Béatrice Hammer, tournée en Aquitaine

2008/2009/2010/2011 : L’Atelier d’écriture de David Lodge, création à la Scène Nationale de Bayonne, tournée Ile-de-France, Avignon Off 09...

2005/2006/2007 : La Chunga de Mario Vargas Llosa, nouvelle mise en scène, création au Théâtre d’Agen, tournée nationale et reprise à Paris au Théâtre 13.

2002/03/04/05 : Perroquin, comédie musicale pour le jeune public de Tim Res- cala, tournée nationale (en collaboration avec Tânia Da Costa)

2001/02 : Le Jardin de Perrot de Joëlle Moussafir (tournée en région Ile-de-France)

2001/03 : Mais n’te promène donc pas toute nue de Feydeau précédé de L’Epidémie de Mirbeau (mise en scène Maxime Bourotte),
tournée nationale

1999 : La Balade du Grand Macabre de Ghelderode, tournée en Aquitaine

1997/ 98/ 99/ 2000/01/02 : L’Antichambre, de J-C Brisville, tournée nationale de 50 villes

1996 : Les Noces du Romano, comédie de John Millington Synge, tournée Aquitaine et Ile-de-France

1995 : Les Plaideurs, comédie de Racine, tournée Gironde et Ile-de-France (mes André Loncin)

1994 : La Ruée vers le livre de Cognac (manifestation culturelle intégrant des personnes en stage de réinsertion) et mise en scène, dans ce cadre, du Corps de Léonard (variation littéraire autour de Léonard de Vinci) de Michel Danton, joué par la suite en Gironde ainsi qu’au château national d’Azay-le-Rideau

1993 : La Chunga de Mario Vargas Llosa (création nationale), diffusée en région parisienne ainsi qu’à l’Université de Bordeaux ; Premier Prix des Rencontres Charles-Dullin1994.

 

représentations les lundis et mardis à 19h, les mercredis, jeudis et vendredis à 21h

 matinée samedi 16 h - relâche : dimanche

Relâche exceptionnelle : jeudi 24 décembre

prix des places : 25 € ;  tarifs réduits : 18 € - lycéens, - 26 ans, chômeurs : 11 €

jeudi 31 décembre : tarif unique : 30€

 

Renseignements et réservations : au théâtre ou par téléphone

au 01 45 45 49 77 du lundi au samedi de 14 h à 18 h

www.theatre14.fr

 

Attachée de presse : Marie-Hélène Brian

01.42.81.35.23 - 06.81.87.70.81  –  mhbrian@orange.fr