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L'ECOLE DES FEMMES

LA PRESSE EN PARLE

► Téléchargez l'article paru dans le Pariscope du 1er décembre 2015

 

Télérama.fr

L'Ecole des femmes  

Du 8 décembre 2015 au 31 décembre 2015
Théâtre 14 - Jean-Marie-Serreau - Paris

Comme le décor est ravissant ! Cette géante cage dorée dans laquelle se balance Agnès (touchante Anne-Clotilde Rampon), frêle pervenche emprisonnée. A l’image de la fine scénographie, le spectacle fait subtilement réentendre la poésie bucolique et si cruelle à la fois de Molière. Injustement taxé de misogynie, il s’y fait l’ardent défenseur de l’égalité des sexes et le promoteur – même douloureux, même blessé – de la liberté des femmes. Molière, c’est sans aucun doute Arnolphe, qui aime désespérément qui ne l’aime pas. Dans la sage mise en scène d’Armand Eloi, Pierre Santini lui apporte son poids de détresse et de sensualité contrariée. Le doute s’installe, bizarrement. Et si le jeune Horace, dont Agnès est éprise, n’allait pas bientôt la tromper ? Et si c’était Arnolphe l’homme à aimer ?

Fabienne Pascaud


BFM.BUSINESS

11 novembre 2015, 14h25

Christophe Mory

                        L’ECOLE DES FEMMES

Votre sexe n’est là que pour la dépendance.

Du côté de la barbe est la toute puissance. 

 

L’Ecole des femmes » de Molière : un classique.

Allez-y… allez-y.

Lorsque Molière écrit L’Ecole des femmes,  en 1662, il a 40 ans et se marie avec Armande qui est toute jeunette. C’est une comédie sur lui-même.

L’histoire : Arnolphe craint d’être cocu et pour éviter cela, il prend une fillette de 4 ans qu’il va laisser grandir dans l’innocence, l’ignorance et la bêtise. Lorsqu’elle devient enfin mariable, il va lui proposer de la marier. Tout le plan était clair sauf qu’il s’est absenté pendant neuf jours. Au moment du lever de rideau, il revient. Mais, pendant son absence un jeune garçon, Horace, est rentré dans la maison et a séduit la belle. Comment l’intelligence vient aux femmes finalement ? Arnolphe est désespéré, pris de vitesse. Horace veut enlever Agnès et Arnolphe décide de l’épouser le soir-même. Quant à Agnès, elle fleurit, elle s’éveille à l’amour. C’est la nature qui fait son travail. La nature est l’intelligence. C’est le vrai message de Molière : la Nature ! On ne peut pas enfermer quelqu’un ; de toute façon la nature prend le dessus.

La mise en scène d’Armand Eloi, très intelligente, tourne autour d’une cage dorée. A l’intérieur, Agnès, en jaune comme un canari, est sur une balançoire. Anne-Clotilde Rampon est une Agnès délicieuse, ingénue, absolument pas idiote, d’une diction merveilleuse. Elle a un charme fou.

En face, il y a Pierre Santini ! C’est un Arnolphe extraordinaire, vraiment. Une merveille : goguenard, troublant, troublé, autoritaire, violent, formidablement humain. Il est le George Dandin cocu à la fin. On sent qu’il aime Agnès, il la supplie. Cela fait quinze ans qu’il l’éduque pour qu’elle soit à lui et elle lui échappe au dernier moment !

L’Ecole des Femmes est, en même temps, une formidable plaidoirie pour l’égalité des sexes, la place de la femme… c’est une accusation des machos… tout en étant d’une modernité absolue.

On sourit, on rit, on tremble, on est glacé…

C’est au Théâtre 14.

 

Théâtre passion

mardi 10 novembre 2015

L'école des femmes - Molière - théâtre 14

 

Mise en scène Armand Eloi

Avec : Pierre Santini, Anne-Clotilde Rampon, Jimmy Marais, Cyrille Artaux, Arlette Allain, Michel Melki, Bertrand Lacy

Arnolphe est fortuné, il s’est acheté une « particule » et possède un beau domaine. Dans le parc, la demeure-cage  où il cache Agnès, la jeune fille qu’il compte épouser, et qu’il a fait élever selon ses principes. Il pense ainsi se préserver du « cocufiage » que pourtant son ami Chrisalde monte (un peu trop) en épingle !

Agnès, joli « canari » perché sur sa balancelle, est plongée dans son livre. Elle rêve aussi, du jeune homme qu’elle a rencontré. Ses gardiens Alain et Georgette, pas très futés sauf pour ramasser quelques deniers, mais fidèles à Arnolphe à leur manière, un peu brutale parfois !

Horace amoureux certes mais éternel gamin soumis à son père, il se confiera avec une naïveté désarmante à son seul rival. Il est aimé d’Agnès pour sa jeunesse et sa beauté mais elle ne pouvait guère faire de comparaison avec d’autres jeunes gens.

Agnès n’est pas si sotte, elle se rend compte de certaines choses, elle ressent des émotions qu’elle n’avait pas jusque-là, et même la mort du petit chat passe au second plan.

La mise en scène d’Armand Eloi est vive, enjouée, intelligente, les comédiens sont excellents, ils redonnent de la couleur à la pièce. Pierre Santini est touchant malgré tout le mal qu’on puisse en penser, et Anne-Clotilde Rampon, lumineuse Agnès, aura un geste d’apaisement envers lui avant de partir avec Horace.

Un beau moment de divertissement, où l’on se rend compte de l’éternelle jeunesse de Molière.

 

Sorties-a-Paris

les bonnes adresses de Robert Bonnardot

11 novembre 2015

L'ECOLE DES FEMMES

 

Arnolphe, veut épouser sa pupille, élevée au couvent. Horace, ami du Premier est tombé amoureux d'Agnès, qui le lui rend bien.

 

MOLIERE écrira cette comédie en 1662, qui continue de faire rire en 2015...

Une fort belle mise en scène de Arnaud ELOY.

Collaboration Artistique: Bertrand LACY

Scénographie: Emmanuelle SAGE

Costumes: Paul ANDRIAMANANA/ Rasoamiaramanana

Maquillages et coiffures: Majan POCHARD

Lumières: Rodolphe HAZO

Musique: Héloïse ELOI-HAMMER.

 

Pierre SANTINI  est un Arnolphe, comme nous l'aimons. (Je regrette qu'il ne soit plus aux destinées du Théâtre Mouffetard).

Jimmy MARAIS, un très honorable Horace.

Cyrille ARTAUX, (Chrysalide)

Ariette ALAIN, (Georgette).

Michel MELKI, (Alain et Enrique)

Bertrand LACY, (Le notaire et Oronte)

Une distinction particulière pour une convaincante Agnès, interprétée avec talent, par Anne-Clotilde RAMPON.

 

CT- CULTURE TOPS

15 décembre 2015

Clémence Jafari

 

L’ECOLE DES FEMMES

Gai, drôle, poétique et toujours vrai

 

De Molière

Mise en scène : Armand Eloi

Avec Pierre Santini, Anne-Clothilde Rampon, Jimmy Marais,

L'auteur

"L’Ecole des Femmes" fait partie des pièces de Molière qui connurent  un véritable succès et suscitèrent une forte controverse. Ecrite vers 1660, cette comédie moralisante aborde les thèmes de l’infidélité féminine et pose notamment la question de l’accès des femmes au savoir, de leur statut au sein de la famille et de la société.

Thème

Redoutant l’infidélité des femmes d’esprit, Arnoplhe, un vieux et riche bourgeois, élève dans l’ignorance et la naïveté sa jeune pupille, Agnès, en vue d’en faire son épouse dévouée. Mais celle-ci, succombant aux charmes du jeune et bel Horace, saura faire preuve d’une grande finesse pour échapper habilement à la tyrannie d’Arnolphe.   

Points forts

1.    La mise en scène est excellente. Armand Eloi a su donner au texte de Molière une forte résonnance actuelle. Comme il le dit si justement, "l’Ecole des Femmes" « n’est pas juste une farce sur le mariage et l’infidélité mais un vibrant plaidoyer pour la liberté des femmes et pour l’égalité des sexe ». 

2.    Tous les ingrédients d’une pièce de Molière sont réunis pour passer un bon moment : des personnages grotesques à mourir de rire, des quiproquos sans fin, des jeux de farce et coups de bâtons, des alexandrins et rimes merveilleusement trouvés. 

3.    Le décor est très poétique. La maison d’Arnolphe où vit Agnès est représentée par une gloriette dorée, avec comme accessoire un trapèze symbolisant l’oiseau en cage. En dehors de cette cage, le spectateur imagine un jardin romanesque, lieu où se rencontrent les deux amants et où s’expriment les passions amoureuses et les rivalités des différents personnages. Bravo pour la scénographie. 

En deux mots ...

C’est frais, c’est gai, drôle, poétique, véridique. Le génie de Molière ne vieillit pas!

Recommandation

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