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L'OR

Dossier de presse

Sea Art présente

 

DU 6 SEPTEMBRE AU 22 OCTOBRE 2016

 

L’OR

d’après le roman de BLAISE CENDRARS

 

avec XAVIER SIMONIN et JEAN-JACQUES MILTEAU

 

 

mise en scène XAVIER SIMONIN

musique JEAN-JACQUES MILTEAU

collaboration artistique JEAN-PAUL TRIBOUT

lumières ALEXIS KAVYRCHINE - décor CHRISTIAN TIROLE

création son FRANCK SÉGUIN - costumes AURORE POPINEAU

© Éditions DENOËL pour l'Or de Blaise Cendrars

 

L’or ou l’histoire chaotique du rêve américain. Celle du Général Suter qui a conquis la Californie, devient milliardaire, et est ruiné par la découverte de l’or sur ses terres.

Sur une musique originale de Jean-Jacques Milteau !

 

Dans une langue incroyablement flamboyante, Blaise Cendrars projette littéralement la véridique et merveilleuse histoire de Johann August Suter, suisse aventurier, qui quitte un beau jour de 1834 femme et enfants pour traverser l’Atlantique et le sauvage continent américain. Gloire ! Il sera le premier à s’installer et faire fortune en Californie… Déchéance ! En 1848, la pépite qui déclenche la ruée vers l’or est découverte sur ses terres, qu’il verra, impuissant, pillées et dévastées par les chercheurs d’or.

 

 

L’HISTOIRE

Johann August Suter, Suisse allemand héritier du plus important papetier de Bâle, décide à 31 ans de quitter femme et enfants pour tenter l’aventure américaine.

Nous sommes en 1834, et les pionniers sont légion mais aucun n’a encore exploré le grand Ouest.

Johann August Suter sera le pionnier qui découvre la terre californienne alors province mexicaine.

En cultivant des terres nouvelles, et en procurant son aide aux jeunes Etats-Unis lors de la guerre contre le Mexique, il deviendra le plus grand propriétaire terrien d’Amérique du Nord.

En 1848, la première pépite d’or est découverte sur ses terres et la frénésie de la ruée vers l’or ruinera le labeur  toute une vie.

Suter n’aura de cesse jusqu’à sa mort de faire valoir ses titres de propriété et ses droits face au pillage monstre dont il fut victime lors de la ruée vers l’or qui dura presque 15 ans.

Il mourut sur les marches du Congrès à Washington, convaincu que justice serait rendue par cette démocratie naissante.

Blaise CENDRARS, auteur

Né un premier septembre en Suisse, d'une mère rêveuse, fille d'un hôtelier, et d'un père suisse, inventeur et fantaisiste qui ne tient pas en place, Frédéric Sauser (1887-1961), avant de devenir Blaise Cendrars, passe une partie de son enfance en Égypte, puis à Naples avec ses parents.

Ayant le goût de l'aventure, Blaise Cendrars abandonne ses études à seize ans pour courir le monde, à commencer par la Russie et l'Extrême-Orient. Ce voyage lui inspire 'La prose du Transsibérien, son ouvrage majeur, pierre angulaire de la poésie moderne. A travers une écriture syncopée, il se livre à une sorte de sténographie de ses sensations. Tour à tour démuni ou millionnaire, il 'brûle sa vie' avec une frénésie qu'il n'a de cesse de faire partager dans ses œuvres. Mais la Première Guerre éclate bientôt : décidé à se battre bien que ses origines suisses le dispensent de tout engagement, il rejoint alors le corps de la Légion Etrangère. Le bras droit arraché par un obus lors des batailles, Cendrars n'en éprouve pas moins de fureur face à la vie, fasciné par la culture moderne et ses prouesses techniques, ainsi que par les nouvelles contrées qu'il traverse – en particulier les terres désertiques d'Afrique.

Il s'oriente vers le roman avec L'Or en 1925, où il retrace le dramatique destin de Johann August Suter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres en Californie. Ce succès mondial va faire de lui, durant les années vingt, un romancier de l'aventure que confirme Moravagine en 1926, avant de devenir, dans les années trente, grand reporter.

Retiré à Aix-en-Provence lors de la Seconde Guerre, c'est là qu'il rédige ses 'romans-poèmes' largement autobiographiques.

Il reste de Blaise Cendrars une œuvre, en poésie et en prose, dont la grandeur ne peut être niée. C'est le ton donné à une époque, le fantastique social, le pathétique de l'homme qui se cherche dans les voyages, avec, pour seul bagage, la tendresse pour les autres hommes. En parlant de la vie il disait avec humour : « C'est une danse macabre. J'ai trop vécu. Mais je veux vivre encore l'entrée de l'actuel, du nouveau moyen âge et ne pas rater l'époque atomique. J'ai même retenu ma place dans le premier train en partance pour la lune!... » Blaise Cendrars est un grand classique de la littérature française que l'on lit et relit avec un éternel plaisir.

Blaise Cendrars entreprit son dernier voyage à Paris le 21 janvier 1961, où il mourut pauvre et malade. Ses soixante-quatorze années de bourlingue, d'aventures, de course à la liberté conquise par l'écriture ont rempli sa vie d'une richesse et d'un mouvement incomparables. Ses expériences transfigurées sont la matière vivante de son œuvre.

 

L’ADAPTATION

Cette histoire vraie, relatée avec l’immense talent poétique et épique de Blaise Cendrars, a, bien sûr, des effets d’échos dans notre actualité : la quête d’un homme honnête pour accomplir son destin et faire face à tous les risques de l’existence. Le choix d’entreprises incertaines dans un monde précaire résonne comme un appel à la volonté et au courage personnel, vertus qui n’existent pas sans solidarité et sans choix parfois douloureux. Le dénouement souligne le rapport à la justice et à la sombre humanité nous donnant à réfléchir et à nous demander si le monde a vraiment évolué.

Sur ces sujets, qu’il pourrait traiter gravement, Blaise Cendrars s’empare de la forme épique nous permettant de suivre son fougueux héros jusqu’au bord du précipice. A cela s’ajoute la poésie qui imprègne chaque ligne et chaque image créée par l’esprit lumineux de Blaise Cendrars. Il raconte ainsi cette histoire en alliant la profondeur du sujet à la beauté de la forme, ce que l’adaptation scénique s’attache à respecter

 

LA MISE EN SCENE

Les grandes œuvres populaires, les romans d’aventures et d’action accompagnent depuis toujours la vie de chacun d’entre nous. La langue des auteurs majeurs est cependant remplacée aujourd’hui par nombre d’autres supports de divertissement, mais ces derniers font-ils encore appel au « rêve » et à la « poésie » ?

« L’or » de Blaise Cendrars est un exemple parfait d’équilibre entre la qualité d’un sujet, le rythme qui lui est insufflé et la prodigieuse utilisation de la langue française. Avec ce supplément d’intérêt pour moi qu’il s’agit d’un roman qui a tout d’une épopée théâtrale, pourvue d’une musique imaginaire qui accompagne la découverte du lecteur !

Sur la base d’extraits soigneusement choisis, il s’agit ici pour un narrateur « d’incarner » l’œuvre et de tenter de faire entendre sur scène la musique intérieure du récit, en partageant celle-ci avec un musicien qui se trouve lui aussi au premier plan.

Entre « jam », pour la manière qu’ont les jazzmen de dialoguer entre eux, et « slam », pour l’alliance texte-musique, le spectacle devient une recherche d’équilibre entre le théâtre et la musique afin de développer au maximum chez le spectateur les sensations de tous ordres liées aux étapes de la vie de Johann August Suter.

 

Quel instrument plus approprié que l’harmonica pouvait accompagner cette histoire se déroulant de la Suisse alémanique à l’Ouest inconquis en passant par le Mississipi ?

En faisant appel à Jean-Jacques Milteau, je savais que je m’adressais à celui qui est considéré comme l’un des plus talentueux harmonicistes au monde. L’aspect minimaliste de l’harmonica convient parfaitement à l’univers des voyageurs et son utilisation sera totalement nouvelle au théâtre.

Par ailleurs, un cousinage historique existe entre le périple de Suter et celui de l’instrument. En effet Matthias Hohner, le célèbre manufacturier allemand d’harmonicas, fit voyager presque à l’année près son neveu sur les traces de Suter. Il devint, comme lui, un pionnier de l’histoire des Etats-Unis et l’harmonica l’instrument emblématique de la musique populaire américaine qu’il s’agisse de blues, de country ou de tous les styles développés depuis cette période.

 

La richesse du propos de Blaise Cendrars nous donne à réfléchir sur la conduite à tenir lorsque l’on fait face au vaste monde.

Plus que jamais le récit de la grandeur et des épreuves qui jalonnent une vie d’homme est d’actualité dans le monde d’aujourd’hui. Chacun devient pionnier de sa propre vie. Les anciens comme les jeunes tentent de trouver leur souffle face aux défis de ce monde moderne en perpétuelle mutation.

La soif de justice s’avère étonnante de justesse et ce sujet plus que nécessaire à entendre.

En pleine période de crise financière, on pensera à ceux dont le labeur de toute une vie part en fumée pendant que d’autres cherchent à s’enrichir sans savoir ce qu’ils piétinent. Sous un autre aspect, le thème de l’homme valeureux qui sème et se retrouve injustement ruiné rappelle étrangement celui des artistes d’aujourd’hui qui se voient piller leurs droits d’auteur par téléchargement sauvage.

 

Au-delà des effets d’écho dans notre actualité qui confèrent à l’œuvre toute la sienne, l’univers du voyage est fascinant. Les images sont saisissantes, les couleurs, les odeurs, les bruits, les personnages, les situations forment l’immense fresque que chaque voyageur aimerait découvrir lorsqu’il part de chez lui. Nous essaierons dans le cadre chaleureux d’un théâtre d’amener nos spectateurs à « bourlinguer » avec ces deux grands aventuriers que furent Suter et Cendrars.

Enfin notre travail s’appuie sur la richesse littéraire du style de Cendrars, ponctué d’énumérations rythmées et de description au vocabulaire foisonnant.

La beauté de la langue et la poésie qui s’en dégage guident l’envie première de monter ce spectacle et de faire entendre ce formidable récit.

 

Xavier SIMONIN, comédien - metteur en scène

Sous la direction de Jean-Michel Ribes, Robert Hossein, Marcel Maréchal, Nicolas Briançon, Jean-Paul Tribout, Xavier Simonin a joué au théâtre dans L’Illusion comique de Corneille, Le Procès de Kafka, Un incompris de Montherlant, Pygmalion de G.-B. Shaw, Trois balles de match de Thierry Georges-Louis, La Très mirifique épopée de Rabelais, Le Tigre de Shisgal, Nekrassov de Sartre, Donogoo de Jules Romains, Le Vicaire de Rolf Hochhuth, Monsieur Chasse de Feydeau, Le Mariage deFigaro de Beaumarchais…

Il sera également à l’affiche du Théâtre 14 du 5 septembre au 22 octobre 2016 dans Vient deparaître de Edouard Bourdet dans une mise en scène de Jean-Paul Tribout. Il y interpétera les rôles de Brégaillon et de Henri.

Ces dernières années il a été le collaborateur artistique de Jean-Paul Tribout, Marcel Maréchal, Anne Roumanoff, Jean-Luc Revol, Jean-Claude Idée, Jackie Berroyer, Christophe Luthringer…

Il est également créateur et directeur artistique au Sénégal du « Festival A Sahel Ouvert », vaste opération humanitaire d'accès à la culture au Sénégal.

 

Jean-Jacques MILTEAU, musicien-compositeur

Jean-Jacques Milteau est artiste musicien depuis le début des années 70.

Il a joué dans plus de soixante pays, publié une quinzaine d’albums sous son nom et participé à plusieurs centaines d’enregistrements.

Ses rencontres vont de Gil Scott Heron à Eddy Mitchell en passant par Little Milton, Terry Callier, Michelle Shocked, Barbara, Keren Ann, Yves Montand, Mo Rodgers, Eric Bibb ...

Son parcours a été récompensé d’un Grand Prix du Jazz par la SACEM et de deux Victoires de la Musique.

Il anime depuis quinze ans une émission hebdomadaire consacrée au blues sur TSF Jazz et, depuis 2015, sur Jazz Radio.

Il est également président de l’Adami, société des artistes interprètes, depuis 2013.

Discographie sélective

Lead Belly’s Gold 2015

Blowin’in the Past 2012

Consideration - 2011

Harmonicas - 2009

Soul Conversation - 2008

Live, Hot n'Blue - 2007

Fragile - 2006

Blue 3rd - 2003

Memphis - 2001

Bastille Blues - 1999

Merci d'être venus - 1996

Routes - 1994

Live - 1992

Explorer - 1991

Blues Harp - 1989

 

 

Directeur de collection

Bon Temps Rouler, Special Alligator - 2008

Bon Temps Rouler, JJM Ideal Playlist - 2006

Inspiration, 22 Rare Harmonica Performances - 2005

Inspiration, 22 Great Harmonica Performances - 2002

 

Pour les enfants

Manque pas d'air - 2000

Léo decouvre le Blues – 1997

 

DVD

J'apprends l'harmo avec J.J. Milteau – 2007

 

Livre

Memphis Blues (avec S. Danchin & J. de Perlinghi) – 2005

 

Réalisation

« Distance » de Mathis Haug - 2013

 

Jean-Paul TRIBOUT, collaborateur artistique à la mise en scène

Jean-Paul Tribout monte régulièrement  aussi bien des auteurs classiques (Marivaux, Regnard, Lesage, Collé, Beaumarchais…) que des contemporains  (Dario Fo, Edmond Rostand, Vercors, Labiche, Sartre, Jules Romains, Rolf Hochhut…), spectacles dans lesquels il joue la plupart du temps.

Cette saison, Il réalise la mise en scène de Vient de paraître de Edouard Bourdet, comédie où il interprète également le rôle de Moscat (Théâtre 14, 5 septembre-22 octobre 2016).

En tant qu’acteur, il a joué dans plus de quatre-vingt pièces sous la direction, en particulier, de André Reybaz, Jean Davy, Suzanna Lastreto, Michel Galabru, Jacques Rosner, Roger Planchon, Agathe Alexis…

Au cinéma, il tourne dans une dizaine de films sous la direction de Robert Enrico, André Cayatte, Alain Bonnot, Roger Hanin… Mais c’est la télévision qui rend son visage familier car il participe en effet à plus de cinquante séries et téléfilms dontla célèbre série des Brigades du Tigre, dans laquelle il est, pendant près de dix ans, l’un des principaux interprètes.

Parallèlement, Jean-Paul Tribout assure depuis 1996 la direction artistique du Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat.

Jean-Paul travaille régulièrement depuis de nombreuses années avec Xavier Simonin et c’est à ce titre que ce dernier lui a demandé de collaborer artistiquement à l’élaboration du spectacle.

 

La Compagnie Sea-Art

Créée en 1994, SEA ART est une structure de production qui s’est donnée pour mission l’aide au montage, à la production et à la réalisation de projets artistiques professionnels pluridisciplinaires (principalement théâtraux), de conseil en programmation et de gestion d’évènements ou d’équipements.
SEA ART s’appuie sur le savoir faire de Jean-Luc Grandrie, professionnel reconnu : Directeur Adjoint des Tréteaux de France, Administrateur du Théâtre d’Antibes, Administrateur Général du Théâtre du Rond Point, chargé de production à Atelier Théâtre Actuel, producteur indépendant, chargé de cours dans diverses universités et structures de formation professionnelles. SEA ART agit comme une structure indépendante de production permettant à des créateurs ou de collectivités territoriales de bénéficier d’un encadrement professionnel mis à leur disposition pour optimiser la réalisation de leur projet artistique. Principales collaborations actuellement en cours : Bernard Pivot, Marie Christine Barrault, Francis Huster, Jean-Paul Tribout, Gérard Gelas, Jean-Jacques Beineix, Ville de Jonzac, Katy Grandi ...

Contact Sea Art / Jean-Luc Grandrie seaart@wanadoo.fr / jl.grandrie@gmail.com 06.31.16.31.78

 

Représentations du mardi au vendredi à 19h et le samedi à 16h

Prix des Places : 25 € - tarifs réduits : 18 € - lycéens, -26 ans, chômeurs : 11 €

Location : 01 45 45 49 77 - 0892 683 622 (0,40€/mn)

www.theatre14.fr - www.fnac.com

 

Attachée de presse : Marie-Hélène Brian

tél. : 01 42 81 35 23 - port. : 06 81 87 70 81

fax : 01 42 81 45 27 - email : mhbrian@orange.fr